Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

jeudi 9 juin 2011

A Michel G.

Il a perdu.
Il a perdu parce que le combat était inégal, l'ennemi trop fort, qu'il est arrivé sans bruit, sans prévenir et qu'il a frappé sans pitié.
Ses complices lui avaient préparé le terrain depuis bien des années. Des petits tubes serrés les uns contre les autres dans un paquet au fond de la poche qu'on va chercher dans les moments de stress, de joie ou encore parce que c'est l'habitude, un geste devenu automatique.
L'affaire était bien préparée, et l'attaque imparable.
Dans la chambre d'hôpital, la lumière froide dessine des ombres sur les visages anxieux des proches.
Réunis autour de ce lit au drap immaculé, ils suivent les derniers instants d'un combat dont hélas, ils connaissent l'issue.
Dans un lourd silence seulement troublé par la respiration de Michel, quelles pensées hantent à ce moment leur esprit ? Les bons et mauvais moments partagés, les instants de bonheur toujours trop vite passés, les chamailleries, les fâcheries dont on ne se rappelle parfois même pas les raisons ? Aux promesses de retrouvailles rarement tenues parce qu'on ne trouve prend jamais le temps de se revoir ?
Oui, sans doute pensent-ils à tous ces actes manqués, définitivement.
Moi aussi, j'y pense en écrivant ces lignes. Perché sur un arbre du parc voisin, un merle siffle pour chasser les dernières ombres de la nuit, un nouvelle journée va commencer.                    
Je connaissais mal  mon beau-frère mais ces dernières années, nous nous voyions un peu plus souvent et chaque rencontre était un vrai bon moment. J'avais lié avec lui un lien amical et je me souviens avec émotion du plaisir qu'il avait eu à se joindre à ma famille à Paris, lors de la petite fête que j'avais organisée à Paris pour célébrer mes 60 ans et mon départ à la retraite. Lui, la retraite, il ne voulait pas en entendre parler, c'était sa hantise. Lorsque il a été obligé de la prendre, quelque chose s'est probablement cassé en lui, ce fut un déchirement, à preuve les liens très forts qu'il entretenait avec ses ex- collègues.
Vendredi, pour une fois tous réunis, nous lui dirons un dernier adieu.
Repose en paix vieux brigand, et, ou que tu sois maintenant, sache que nous penserons souvent à toi et que nous t'oublierons pas.

Si vous lisez ce billet la clope au bec, écrasez là dans le cendrier. Si vous aviez l'intention d'en allumer une, je vous en supplie, renoncez-y, définitivement. Pensez à Michel G., et à tous les autres......
Portez-vous bien.