Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

samedi 22 octobre 2011

Mille mercis...

Voici le script du scénario d'un film d'épouvante :
Automne 2011 :
DSK a démissionné du FMI et est de retour en France où son destin l'attend.
Il est sur un nuage, il surfe sur une popularité sans précédent. C'est sûr, c'est écrit, il sera le Prochain président de la République.
Bien qu'il n'y ait jamais été favorable, considérant que le choix du candidat s'imposait naturellement (lui),  il va participer à la primaire, organisée par le parti socialiste. Pas le choix. Comme prévu, Martine Aubry s'est retirée de la course à l'investiture. De son poste de 1ère secrétaire, épaulée par tous les hiérarques historiques, elle tirera les ficelles pour son ami Dominique en savonnant vigoureusement la planche pour Hollande.
Inutilement car les sondages ne s'étaient pas trompés, DSK est élu triomphalement dès le premier tour. Il a écrasé tous les turlupins qui pensaient avoir une chance. Les pauvres !
Il peut endosser le costume de sauveur que son épouse lui a fait tailler chez un grand faiseur de New-York.
Les sondages, toujours eux, le donnent largement gagnant contre Sarkozy, le parti est massivement soudé derrière lui, les courtisans candidats aux bons postes à pourvoir sont à sa botte, bref, la vie est belle...
Printemps 2012 :
La campagne électorale est lancée, les candidats font feu de tout bois. Sur fond de crise européenne Sarkozy s'enfonce de plus en plus, l'issue de la bataille ne fait plus de doute...
Bien sûr, il y a eu des coups sous la ceinture, mais sans gravité. Car la droite attendait patiemment le bon moment.  : ce ne sont plus quelques cartouches à blanc qu'elle va tirer, mais un Scud dévastateur qu'elle avait soigneusement gardé en réserve, bien au chaud. Nous entrons dans la dernière ligne droite, son heure a sonné, elle lâche la cavalerie : dans le Figaro daté du 16 mars 2012, un article révèle que DSK participait à des parties fines partouzes, à Lille, dans un hôtel parisien et même aux USA. Des gardes à vue sont menées, des mises en examen prononcées. Le candidat DSK s'insurge et exige d'être entendu par les enquêteurs pour "mettre fin aux "insinuations et extrapolations hasardeuses"...
Bien entendu, la droite et l'extrême droite se déchaînent contre DSK ; la gauche, mortifiée, parle de présomption d'innocence et essaie timidement de faire entendre sa voix. Mais celle-ci est largement couverte par les vociférations de la famille Le Pen. Le vieux cyclope a retrouvé une seconde jeunesse et il s'en donne à coeur joie. Tout ce que l'UMP compte d’extrémistes se joint à lui pour démolir le candidat.
C'est l'hallali. L'impact de l'affaire dans l'opinion est catastrophique, y compris à gauche. DSK est éliminé dès le 1er tour ; au second tour, face à Marine Le Pen, Sarkozy est ré-élu triomphalement.
L'horreur, le cauchemar absolu !
Heureusement, ce scénario est resté dans les tiroirs de l'histoire.
Pourtant, il s'en est fallu d'un rien, où plutôt d'une femme de ménage employée du Sofitel de New-York.
A cause d'elle, où plutôt grâce à elle, l'érotomane compulsif a été démasqué et mis hors d'état de nuire avant que l'irréparable ne s'accomplisse.
Elle a sauvé le peuple de gauche d'un tsunami dont il aurait eu bien du mal à se relever.
Alors, merci, mille mercis à Nafissatou Diallo.