Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

dimanche 4 décembre 2011

Mon fauteuil...(histoire vraie)


C'est en déplaçant mon fauteuil pendant les préparatifs du déménagement que je me suis souvenu de cette aventure. Je prends quelques instants pour vous la conter...
J'avais un bon fauteuil dans mon bureau. Bien calé entre ses bras, je pouvais passer des heures sur mon ordinateur sans éprouver la moindre fatigue.
Ce fauteuil (cadeau de la patronne pour un anniversaire) était vraiment super confortable : deux accoudoirs à la bonne hauteur, pivotant et inclinable d'avant en arrière. Lorsque je téléphonais, j'adorais tourner sur moi-même, d'une légère impulsion du pied voire me renverser en arrière les deux pieds croisés sur le bureau, tel Humphrey Bogart.
Hélas, tout à une fin ! Après plusieurs années de bons et loyaux services, mon fauteuil décida que ça suffisait, qu'il était temps d'invoquer la clause de pénibilité et de faire valoir ses droits à une retraite bien méritée.
Bien évidemment, comme tout bon patron qui se respecte, je restais sourd à ses revendications et continuais à tournicoter et me balancer langoureusement.
Cette attitude méprisante déclencha une série d'actions destinées à me faire fléchir.
Il commença insidieusement en faisant  jaillir un petit bout de ferraille qui me piquait vicieusement la fesse gauche chaque fois que je m'asseyais. C'était assez puéril car je trouvais vite la parade en disposant un épais cousin sur l'assise, et pensais le problème ainsi résolu.
Erreur, le bougre n'étais pas à cours d'imagination et riposta en se mettant à couiner au moindre de mes  mouvements : Criii, Criii, Criii ...Je contrais en feignant l'indifférence et en ignorant cette traîtrise. Mais ce petit bruit devint vite très agaçant, puis franchement insupportable. Je pensais qu'une bonne dose de lubrifiant résoudrait le problème.
Exact ! Mais au prix d'une petite flaque graisseuse sur le sol que j'épongeais stoïquement tous les jours...
Le salopiot avait une dernière carte dans sa manche.
Un beau matin, c'était d'ailleurs un soir, il me fit savoir qu'il ne supporterait pas une minute de plus mes 220 livres (c'était l'époque où j'étais encore maigrichon). Brusquement, sans aucun signe avant coureur, il s’affaissa. Comme à ce moment j'étais en train de siroter une petite mousse, je vous laisse imaginer l'ampleur des dégâts.
Refusant contre toute évidence de m'avouer vaincu j'ignorais cette traîtrise et fit comme si de rien n'était. Je dus cependant vite admettre qu'avoir le menton à hauteur du plan de travail n'est pas génial. En outre, incliner fortement la tête en arrière pour voir l'écran et avoir les mains à hauteur des oreilles est relativement fatigant pour les cervicales !
Cette fois, c'était irrémédiable, j'étais vaincu.
La mort dans l'âme, j'acceptais ma défaite et je me séparais de mon fauteuil bien-aimé.
J'étais bien obligé de lui trouvé un remplaçant, mais je voulais qu'il fut digne de son prédécesseur. Aussi, en attendant, m'assis-je sur un tabouret.
La quête fut longue. Je fréquente régulièrement le magasin "Troc de l’Île", par curiosité mais aussi parce que parfois on y trouve de belles affaires. Je pris l'habitude d'aller rôder dans le fond de l'entrepôt, là où sont présentés les chaises et fauteuils. Rien de bien folichon, quand un soir, c'était d'ailleurs un matin, alors que j'étais à la recherche d'une sellette pour une plante verte, j'entendis un murmure provenant d'un recoin obscur de cette caverne d'Ali Baba. Poussé par la curiosité, je m'approchais et surprise, c'était d'un fauteuil que provenait cet appel. Serais-ce possible ? Oh, il n'avait pas bel aspect sous une épaisse couche de poussière mais au mépris de toute prudence je m'installait entre ses bras tendus. Il poussa un petit soupir de joie et je compris que c'était lui. Je n'hésitais pas une seule seconde. En trois temps trois mouvements, il se retrouvait dans le coffre de la voiture.
Depuis, nous sommes heureux tous les deux. J'ai pu reprendre ma bonne vieille habitude ; c'est plus qu'un tic, c'est un toc : systématiquement, lorsque je décroche le téléphone, je tournicote en me balançant.
Tiens ! Qu’entends-je ? Oh nooooon...!!!! Criii, Criii, Criii ...