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lundi 2 mai 2016

47%...


Ah les Etats-Unis !
Tous le monde en a rêvé à un moment où l'autre de sa vie. Tout un imaginaire qui fait fantasmer, mais aujourd'hui, le rêve tourne un peu au cauchemar.
En surfant sur internet, je suis tombé sur un article dont le titre m'a fait froid dans le dos : 47% des américains ne peuvent même plus sortir 400 dollars pour couvrir une visite aux urgences...
Je vous le livre tel quel : 
Si vous deviez vous déplacer soudainement aux urgences, auriez-vous assez d’argent pour payer les frais sans vendre quelque chose ou emprunter des fonds à quelqu’un ?
La plupart des Américains n’y arrivent même plus, et c’est quelque chose que la Réserve fédérale américaine a effectivement repéré depuis plusieurs années maintenant. Et selon la Fed, 47 % des Américains sont incapables de sortir 400 dollars pour couvrir les frais relatifs à une visite aux urgences sans devoir emprunter ou vendre quelque chose. Diverses enquêtes dont je vous ai parlé par le passé ont montré que plus de 60 % des Américains vivent sur leur dernier salaire, mais je ne savais pas que les choses allaient aussi mal pour presque la moitié du pays. Si vous êtes incapable de pouvoir sortir 400 dollars afin de payer vos frais lors d’une visite inattendue aux urgences, alors c’est que vraiment vous devez déjà avoir du mal à joindre les deux bouts financièrement chaque mois. Malheureusement, près de la moitié des américains se trouvent actuellement dans cette situation.
Plus tôt aujourd’hui, quelqu’un m’a orienté vers un excellent article du magazine mensuel The Atlantic qui traitait de ce sujet, et je dois admettre que ce magazine The Atlantic est l’un des derniers bastions de l’excellence journalistique que vous ne trouverez pas dans les médias traditionnels. Bien entendu, je ne suis pas d’accord avec eux sur de nombreuses choses philosophiquement, mais il y a de très bons journalistes et qui là-bas, travaillent dur.
L’article où j’ai trouvé le fameux pourcentage de 47 % provient donc du magazine The Atlantic, et il est intitulé “Le secret honteux de la classe moyenne américaine" !. Il a été rédigé par Neal Gabler, et il explique qu’il peut s’identifier aux 47 % des Américains qui ne disposent pas de 400 dollars pour une visite inattendue aux urgences, car il en fait tout simplement partie…

Je sais ce que c’est que d’avoir à jongler avec les créanciers pour l’avoir vécu une semaine. Je sais ce que c’est que d’avoir à avaler ma fierté et constamment demander aux gens de me verser de l’argent pour que je puisse payer d’autres personnes. Je sais ce que c’est que d’avoir ses droits suspendus et de voir ses comptes saisis et prélevés. Je sais ce que c’est que de rester avec 5 dollars en attendant de voir arriver le prochain salaire, et je sais ce que c’est que de survivre pendant des jours avec un régime d’œufs. Je sais ce que c’est que d’avoir peur d’aller relever son courrier, car il y aura toujours de nouvelles factures à payer, mais rarement un chèque avec lequel les payer. Je sais ce que c’est que d’avoir à dire à ma fille de ne pas savoir si je serais en mesure de payer les frais pour son mariage. Et je sais ce que c’est que d’avoir à emprunter de l’argent auprès de mes filles adultes parce que ma femme et moi avons épuisé nos réserves de fioul…

Pour moi, c’est encore une preuve supplémentaire qui montre que la classe moyenne aux Etats-Unis est en train de disparaître.
L’an dernier, nous avions appris que la classe moyenne américaine ne représentaient maintenant plus qu’une minorité de la population pour la première fois de son histoire.
Alors qu’en 1971, 61 % de l’ensemble des ménages américains faisaient partie de la classe moyenne.
Mais alors que s’est-il passé ?
Eh bien, les grandes entreprises ont commencé à délocaliser des millions de bons emplois manufacturiers bien rémunérés à l’étranger. Et des millions d’autres bien rémunérés aussi, ont été remplacés par la technologie depuis, et la concurrence est devenue extrêmement intense pour les autres emplois qui n’ont pas été délocalisés.
Lorsque les choses allaient bien, l’économie américaine créait encore de nouveaux emplois, mais la plupart de ces emplois étaient des jobs mal rémunérés dans le secteur des services
A l’heure actuelle, la majorité des travailleurs américains ont des emplois qui seraient considérés comme étant faiblement rémunérés. En réalité, 51 % des travailleurs américains gagnent moins de 30.000 dollars par an, selon l’administration américaine en charge de la sécurité sociale (The Social Security Administration).
Et lorsque vous prenez en compte l’inflation, vous vous rendez-compte qu’en vérité les revenus ont baissé depuis des années. Selon une toute nouvelle étude qui vient d’être publiée par Pew Charitable Trusts, le revenu médian des ménages aux Etats-Unis a baissé de 13 % entre 2004 et 2014.
Et vous pourrez le tourner dans tous les sens que vous voudrez, cela n’a rien d’un progrès.
Dans la même lignée, en 1970, la classe moyenne recevait environ 62 % de l’ensemble des revenus aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, ce chiffre a chuté de 19 % et atteint dorénavant 43%.
Par conséquent, le fait que 47 % des Américains ne peuvent même plus payer leurs frais lors d’une visite aux urgences est tout sauf une surprise. Pour être honnête, toute une série d’autres enquêtes ont mis en avant des chiffres similaires. En voici plus, toujours avec Neal Gabler…


 Une enquête de 2014 du site Bankrate, faisant écho aux données de la Fed, a révélé que seulement 38 % des Américains sont en capacité de couvrir 1000 dollars de frais lors d’un visite aux urgences ou 500 dollars pour une réparation automobile avec de l’argent qu’ils ont mis de côté. Deux rapports publiés l’an dernier par le Pew Charitable Trusts ont relevé, que 55 % des ménages américains n’ont plus assez d’épargne pour pallier à une perte de revenu équivalent à un seul mois de salaire, 56 % des personnes sondés avaient déclaré s’être inquiétées l’année dernière au sujet de leur budget, et 71 % étaient préoccupées de ne pas avoir assez d’argent pour couvrir leurs dépenses quotidiennes.

Ce que tous ces chiffres nous montrent et nous disent, c’est que la classe moyenne américaine est en train de disparaître purement et simplement. On peut bizarrement comparer cette situation à un jeu de chaises musicales. Avec chaque mois qui passe, toujours plus de chaises retirées du cercle, et les membres de la classe moyenne qui ne sont pas encore tombés dans la pauvreté espèrent tout simplement qu’une chaise sera toujours là pour eux lorsque la musique cessera.
Même lors de la pseudo “reprise Obama”, nous avons vu la pauvreté aux Etats-Unis littéralement exploser. En fait, certains des derniers chiffres qui viennent d’être publiés sont tout simplement surprenant.Ce qui suit provient d’un autre journaliste du magazine The Atlantic nommé Gillian B. White…


Récemment, la Brookings Institution a publié un rapport du même style, mais en lui donnant un nom différent. Le document, se fonde sur la recherche de l’économiste britannique William Beveridge, qui en 1942 avait proposé cinq grands maux: la pauvreté, l’insalubrité, la maladie, l’ignorance et le chômage. De nos jours, ceux-ci pourraient être définies respectivement par le revenu, le logement, les soins de santé, l’éducation, et enfin l’emploi. Si l’on analyse l’enquête de l’American Community Survey de 2014, dont les co-auteurs de l’article sont Richard Reeves, Edward Rodrigue, et Elizabeth Kneebone, on constate que la moitié des Américains ont vécu au moins l’un de ces 5 “grands maux” et environ 25 % souffrent d’au moins 2 de ces 5 maux.

Pour illustrer ce point, permettez-moi d’ajouter 5 points montrant l’augmentation de la pauvreté aux Etats-Unis…
Le nombre d’Américains qui vivent dans espaces où la grande pauvreté est concentrée a doublé depuis l’an 2000.
Les autres chiffres du Bureau du recensement américain sont également très inquiétants. Par exemple, en 2007, environ un enfant sur huit aux Etats-Unis bénéficiait de coupons d’alimentation.Aujourd’hui, ce nombre est passé à un enfant sur cinq.
46 millions d’ Américains utilisent les banques alimentaires chaque année, et de longues queues commencent à se former devant certaines banques alimentaires américaines dès 6h30 le matin parce que les gens veulent obtenir quelque chose avant que les approvisionnements alimentaires soient épuisés.
Le nombre d’enfants sans-abri aux Etats-Unis a augmenté de 60 % au cours des six dernières années.
Selon le site povertyusa, 1,6 million d’enfants américains ont dormi dans des refuges pour sans-abri ou dans une autre forme d’hébergement d’urgence l’an dernier.
A chaque fois, ce dernier chiffre me choque réellement.
Comment cette nation qui se prétend être “la plus riche et la plus puissante au monde” peut-elle avoir plus d’un million et demi d’enfants sans-abri ?
C’est l’une des raisons pour lesquelles je martèle sur l’effondrement économique en cours à maintes et maintes reprises. Celui-ci affecte de véritables familles avec des enfants bien réels qui eux ont de vrais espoirs et pleins de rêves.
Ce n’est pas ainsi que notre pays est censé fonctionner.
C’est censé être “le pays des opportunités”.

C’est censé être un endroit où tout le monde peut vivre “le rêve américain”.
Mais au lieu de ça, ce pays est devenu un désert économique où la plus grande et la plus prospère des classes moyennes de tout l’histoire est en train de disparaître.
Donc non, l’économie américaine ne va pas “très bien” – Et quelqu’un qui essaie de vous faire croire à cette fable est tout simplement en train de colporter des mensonges.

Personnellement je rajouterai que les américains ne doivent pas s'inquiéter outre mesure. En effet, Dieu veille sur eux, d'ailleurs ils ont tellement confiance en Lui qu'ils ont inscrit cette croyance sur leurs billets de banque.


Evidemment, tout est loin d'être parfait dans notre beau pays, mais on y est drôlement bien non ?

Prenez soin de vous et portez vous bien...