Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...Depuis ce 8 mai, nous avons un nouveau Président et je publie un nouveau billet. Un hasard ? Je ne crois pas...

mercredi 16 mars 2016

22/11/63

22/11/63...
Cette date vous dit quelque chose ?
Dallas au Texas ...
Non, toujours rien ?
Et si j'ajoute JFK, cette fois ça vous parle ?
Si non, vous êtes excusables, les faits remontent à plus d'un demi-siècle (53 ans exactement) et vous n'étiez probablement pas nés.
Si oui, alors vous vous rappelez ce 11 novembre 1963 où à Dallas au Texas, JFK (John Fitzgerald Kennedy) fut assassiné.
Tous ceux de ma génération s'en souviennent.
L'assassinat de JFK fait partie des quelques événements qui ont tellement bouleversés le monde (les premiers pas sur la lune, l'attentat du World Trade Center, la France championne du monde de foot et quelques rares autres encore) que ceux qui les ont vécus en direct se rappellent où ils se trouvaient ce jour là, même très longtemps après les faits.
Et moi, je m'en rappelle comme si c'était hier...
Ce soir là, (il était 18H en France), j'avais 14 ans et avant de passer à table, j'étais dans ma chambre et j'écoutais SLC à la radio. SLC, c'était sur Europe 1 l'émission faite par des jeunes pour les jeunes, celle qui diffusait les chansons des vedettes de l'époque, les Johnny Halliday, Richard Antony, Claude François, Françoise Hardy, bref, la génération yé-yé et les groupes anglais qui commençaient à conquérir le monde avec leur musique, les Beatles, les Rolling Stone, etc... Une émission qu'aucuns jeunes n'auraient manquée pour tout l'or du monde. J'entends encore le jingle : ♫♪♪ SLC Salut les cooopaaains ♪♫♫…
L'émission s'est interrompue quelques instants pour annoncer qu'un attentat contre le président des Etats-Unis venait d'avoir lieu. Sur le coup, je n'y ai pas prêté grande attention, l'émission a repris son cours normal. Ce n'est que lors des actualités télévisés que nous avons mesuré l'ampleur de cette nouvelle.
Tous les soirs, nous dînions tous les quatre dans la cuisine en regardant la TV, en noir et blanc bien évidement. Celle-ci était installée sur une table à roulettes, dans la salle à manger, mon père pouvant ainsi la déplacer au gré des besoins. Elle restait à sa place quand nous déjeunions dans la salle le dimanche. Il suffisait de la déplacer de quelques pas et elle se trouvait dans le salon, face à la banquette, position idéale pour le film du dimanche soir. Pour la regarder dans la cuisine, c'était très simple. Mon père ouvrait la porte de la salle de bain,  tirait la table à roulettes et la positionnait entre les deux pièces. Mon père et ma mère étaient assis du grand côté de la table, mon frère et moi chacun à un bout. Enfin pas toujours. Il m'est arrivé quelquefois souvent, de me trouver sur le grand côté de la table, l'autre, celui en face des parents. Evidemment, j'avais d'avantage de place, mais inconvénient majeur, je tournais le dos à la petite lucarne. C'était la punition position qui sanctionnait une mauvaise note à l'école. Ce n'était pas le cas ce soir là, nous avons regardé religieusement le journal télévisé. Bien entendu, il n'y avait qu'une chaîne à l'époque et nous avons vu apparaître Léon Zitrone. Le visage grave et d'une voix qui m'a paru quelque peu chevrotante, il confirmait la nouvelle que j'avais entendue plus tôt et que j'avais transmise à mes parents incrédules. Zitrone déroula le reste de l'actualité qui devait paraitre bien insignifiante en rapport à ce qui venait de se passer à Dallas. Nous écoutions d'une oreille un peu distraite, attendant non sans anxiété des nouvelles plus récentes. Elles sont arrivées avant le fin du journal quand Big Léon a annoncé, d'une voix sépulcrale : le "président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy est mort"….
Autour de la table, nous sommes restés figés dans un silence total... Nous avons immédiatement compris, comme des centaines de millions de personnes à travers le monde, que cette nouvelle allait provoquer une onde de choc qui allait déferler sur la planète et que beaucoup de choses, bonnes et surtout moins bonnes allaient résulter de ce drame. Et c'est bien ce qui s'est produit.
Cependant, le but de mon billet n'était certes pas de vous donner un cours de géopolitique, mais plus simplement de vous parler d'un livre que je viens de terminer et de son auteur.
Le livre ? 22/11/63. L'auteur ? Stephen King.
Vous avez tout de suite deviné que le sujet du livre est l'assassinat de JFK.
En fait, oui et non.
Oui car c'est le le fil rouge du  roman.
Le héros, Jake Epping, prof de lettres d'une petite ville du Maine (Etat fétiche de l'écrivain), sur l'instigation du patron d'un fast-food local, emprunte un passage temporel qui le mène dans le passé, dans les années 60 avec pour mission d'empêcher l'assassinat de JFK. Nous allons suivre son long cheminement, qui va durer 4 ans, vers le Texas School Book Dépository d'où Oswald doit tirer sur le président.
Non, car il y a une trame parallèle, mais qui finalement va devenir essentielle sous la forme d'une histoire d'amour qui va nous permettre de nous plonger au cœur de l'amérique des sixties.
Le livre est absolument passionnant, si toutefois vous vous accrochez au récit. Car Stephen King nous démontre dans ses romans, et tout particulièrement dans celui-ci, que le chemin le plus court entre deux points n'est certainement pas la ligne droite.
Dans sa version Livre de Poche (9.90€), le bouquin fait 1043 pages écrites en petits caractères.
C'est le génie de King. Vous avez l'impression qu'il a tout tiré d'une situation et hop, il repart dans une autre direction.
Les éléments vont se liguer contre notre héros pour l'empêcher de mener à bien sa mission. Et comme le King ne manque pas d'imagination, il se régale de sa capacité à nous faire tourner fiévreusement les pages pour connaitre la fin.
Vous croyez être arrivés au bout de l'histoire, vous vous dites que le dénouement est proche, mais le romancier veille, il va vous tenir jusqu'au bout. Ainsi lorsque Jake arrive au 5ème étage du Texas School Book Dépository où Oswald est posté pour tirer sur le président, vous vous dites que l'épilogue n'est pas loin.
Malheureux !
Vous êtes à la page 925 et le livre se termine à la page 1043. Vous voyez qu'il va y avoir des rebondissements et que vous n'êtes pas au bout de vos surprises, mais ne compter pas sur moi pour vous en révéler plus.
Pour résumer, c'est un livre passionnant et vous aussi vous tournerez fébrilement les pages pour connaitre la suite du récit.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Portez-vous bien et prenez bien soin de vous…

PS : en relisant mon billet avant publication, je m'aperçois que j'ai appliqué la méthode Stephen King (toute proportion gardée bien sûr et en toute modestie). Pour vous parler du livre, j'ai utilisé 375 mots. Pour l'ensemble du billet 1099. Le chemin le plus court...